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Les familles labriennes ont célébré le 8 décembre au Bec-Hellouin le
125e anniversaire de la canonisation de saint Benoît Labre.
Un projet de fédération internationale est en route
Benoît-Joseph Labre, patron des brancardiers de Lourdes, mort à 35
ans en 1788, n’a fondé ni communauté ni ordre religieux. Il n’a écrit
aucun traité théologique.
Sa vie d’errance à travers l’Europe ( il a parcouru plus de 30 000 km à
pied) le classait plutôt parmi les vagabonds et les exclus. Et
pourtant, Rome où il passa les dernières années de sa vie le vénérait.
Depuis sa béatification en 1860 et sa canonisation le 8 décembre 1881,
il n’a pas cessé de susciter des disciples qui, à son exemple, veulent
témoigner du Christ et de son Évangile auprès des pauvres, des
déshérités, des personnes en difficulté. C’est d’ailleurs pour célébrer
ce 125e anniversaire de sa canonisation que les petites communautés des
frères et soeurs de Saint Benoît Labre se sont retrouvés du 6 au 8
décembre à l’abbaye du Bec-Hellouin en Normandie.
En présence de Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque du diocèse d’Arras dont saint
Benoît Labre était originaire.
« Nous nous considérons comme des héritiers des « Amis de saint Labre »
qui ont officiellement cessé d’exister à la fin du siècle dernier,
explique Jean-François Breton ( Frère Samuel), actuel supérieur général.
Nous avons été fondés à Noël 1981 (il y a donc juste vingt- cinq
ans), et nous avons été reconnus comme association privée de
fidèles par l’évêque de Versailles. Nous essayons de vivre le charisme
labrien, d’adoration et de charité
« L’Eucharistie et le prochain, c’est tout un » , aimait dire saint
Benoît Joseph. Nous sommes présents auprès des grands malades, des
prisonniers et de leurs familles, auprès des SDF, des populations
marginalisées et des personnes en difficulté. »
L’an dernier, en préparant le 125e anniversaire de la canonisation,
Jean-François Breton a l’idée de nouer des liens avec tous ceux qui, à
travers le monde, revendiquent le même héritage. Via Internet, il lance
un appel et propose de former une fédération. Les Allemands déclinent
l’invitation. Mais les Américains de la « Guilde de Saint Benoît Labre »
de Boston répondent positivement, ainsi que la petite famille de l’Exode
en Italie. Quelques délégués étaient présents au Bec-Hellouin. Ensemble
ils ont pu partager leurs expériences respectives et exprimer la
manière dont ils mettent en oeuvre le charisme du saint : de l’adoration
perpétuelle dans la vie érémitique à l’accompagnement des exclus de tous
ordres. Le projet de fédération fait son chemin.
Installées à Chatou, les fraternités des frères et des soeurs de Saint
Benoît Labre avaient l’intention d’ouvrir dans la banlieue parisienne
un accueil de jour pour des personnes en grande solitude. En fait c’est
dans la campagne normande, à Pacy-sur-Eure, où ils sont accueillis par
Mgr Christian Nourrichard, évêque d’Évreux, que va s’établir le nouveau
prieuré Stella Maris.
BERNARD JOUANNO
http://www.fraterstbenoitlabre.com
Mettre en oeuvre le charisme du saint : l’accompagnement des exclus et
des personnes en difficulté.
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