Évangile du lundi 27 juillet 2009 / commentaire Abbé Pierre Marie LEROY
de la férie - 17ème semaine du temps ordinaire - Année B
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 31-35)
Jésus proposa à la foule une autre parabole: "Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Ne soyons pas surpris si Jésus utilise des images pour essayer de faire comprendre à la foule ce qu'est le Royaume de Dieu. Jésus est pédagogue. Et c'est aujourd'hui, à notre tour, d'essayer de nous faire comprendre par nos contemporains, dans une société et une culture particulières. Beaucoup d'entre nous le font naturellement en répondant à des questions d'enfants, aux petits enfants. L'enjeu est de ne pas évincer la question mais de répondre pour que celui qui la pose puisse entrer progressivement dans la connaissance de la vie de Dieu.
Jésus n'est pas un prof dans la caricature qu'on peut s'en faire! Il dialogue et marche avec les gens. Par ses réponses, et aussi par ses questions, il permet aux personnes rencontrées de cheminer et de faire eux-mêmes le parcours de foi auquel Dieu les invite.
N'y a-t-il pas en nous une graine de moutarde prête à germer, pousser, grandir...? Parfois, la rencontre d'un croyant, d'un prêtre, d'une religieuse, ou lors d'une lecture ou d'un temps de prière, nous découvrons qu'il y a en nous quelque chose de déposé, qui n'attend qu'une chose: grandir! Et quand nous prenons le temps de faire attention à cela, nos vies sont bouleversées. Certains changent de travail pour vivre autrement, d'autres retrouvent le chemin de l'Église, d'autres encore se découvrent plus croyants qu'ils ne le pensaient, l'un se réveille en demandant en mariage leur concubine, d'autres se sentent appelés à prendre un chemin de bonheur dans la vie consacrée.
Oui, il y a des moments où ce qui est en nous a besoin de grandir. Ça devient comme une évidence. C'était là, en moi et je ne voulais pas le laisser vivre. Si c'est de Dieu, vous découvrirez que ça fait vivre, que ça donne de la vie autour de soi comme cet arbre qui devient le reposoir des oiseaux.
En ce temps d'été, faisons le point de ce qui est en nous et qui ne demande qu'à vivre, qu'à grandir pour notre propre bonheur et celui de notre entourage. Essayons d'en parler avec quelqu'un de confiance qui cherche notre bonheur: un ami, un conseiller spirituel, un prêtre, un religieux, une religieuse... marchons ensemble sur ce chemin de vie.
Bonne marche à tous.